Près de la moitié des 89.000 demandeurs d’emploi bruxellois appartiennent à la catégorie des demandeurs d’emploi de longue durée, soit en attente d’un emploi depuis plus de deux ans.

Proposer un service à la collectivité pour les demandeurs d’emploi de longue durée

Plus ce temps augmente, plus la probabilité d’une réinsertion sur le marché du travail s’amenuise. Cet état de fait alimente malheureusement trop souvent un sentiment d’impuissance, d’exclusion et d’inutilité qui entrave l’estime de soi.

La mise en place d’un service à la collectivité sur base volontaire peut insuffler, à trois égards, une dynamique vertueuse : la sortie de l’isolement, le retour à l’estime de soi et à la confiance et, enfin, l’acquisition d’une expérience valorisante et valorisable.

Ces services à la collectivité peuvent, par exemple, se déployer aux abords des écoles, dans les maisons de repos ou dans les lieux publics. Par une rétribution financière imaginée sous forme de complément à l’allocation de chômage, ces services participeraient au renforcement d’un sentiment de sécurité et de solidarité au sein de la société.

Diriger les demandeurs d’emploi de longue durée vers le suivi d’une formation dans un métier en pénurie et les fonctions sous tension

Toujours dans l’optique d’adapter au mieux l’offre de formations aux besoins identifiés sur le marché du travail, les conseillers d’Actiris pourront, sur base d’un bilan des trajectoires individuelles des demandeurs d’emploi de longue durée, proposer aux demandeurs d’emploi de longue durée le suivi d’une formation qui mène vers un métier en pénurie et les fonctions sous tension. Si cela se fait déjà aujourd’hui, l’idée est de trouver de vrais incitants pour renforcer le dispositif et le rendre davantage attractif, sans effet d’aubaine.

Des partenariats renforcés peuvent, dans ce cadre, être noués entre les pouvoirs publics et les secteurs en pénurie et les fonctions sous tension.

Le secteur HoReCa, par exemple, représente 35.000 emplois à Bruxelles et se déploie parmi 6.900 entreprises. Tout aussi dynamique qu’il soit, le secteur de l’HoReCa est en proie à une pénurie de profils et est spécifiquement pourvoyeur d’emplois qui requièrent peu de formation. C’est exactement l’un des nœuds de la problématique de mise à l’emploi dans la capitale. L’HoReCa représente en ce sens un partenaire de premier choix des pouvoirs publics pour des formations dans un secteur porteur et au taux d’insertion élevé.

Renforcer l’apprentissage des langues des demandeurs d’emploi

Dans la mesure où la maîtrise d’une ou de plusieurs langues nationales ou étrangères constitue un véritable atout sur le marché du travail, un demandeur d’emploi se verra – dès l’inscription dans les registres d’Actiris  – proposer des tests linguistiques obligatoires. Sur base du profil individuel et de la trajectoire professionnelle du demandeur d’emploi, des cours de langues lui seront systématiquement proposés.

L’apprentissage du néerlandais au travers de stages et/ou de formations proposés par les opérateurs publics sera encouragé. Des partenariats avec les entreprises basées dans le Nord  seront étudiés, notamment au moyen d’accords de coopération entre les différents opérateurs publics du pays.

Enfin, des partenariats pourront être conclus avec des acteurs du secteur privé si nécessaire afin d’offrir des places de formation linguistique en suffisance.